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Une comparaison des plateformes d’archivage numérique DSpace et Omeka

De nombreux laboratoires, des organismes publics ou privés, des universités mettent à disposition des « archives ouvertes » contenant des données qui présentent un intérêt scientifique, historique, patrimonial. Les données peuvent résulter de numérisation ou être nativement numériques. Au final, de nombreux fichiers du type texte (article, thèse, rapport, livre), son, image, vidéo, données primaires de la recherche sont ingérées dans une plateforme en vue de permettre la diffusion. La mise en place d’un écosystème informatique s’avère alors nécessaire en vue  d’assurer l’archivage et la consultation des documents.

Une plateforme permet le stockage de fichiers, facilite la gestion des métadonnées (titre, résumé, auteur, date, droits, etc…), permet la recherche et la diffusion. On attend d’un tel logiciel qu’il soit évolutif et qu’il respecte des normes : le format Dublin Core simple au minimum pour les métadonnées, OAI-PMH pour les échanges avec des moteurs de recherche nationaux ou européens comme Isidore ou Europeana. EAD (Encoded Archival Description) constitue une alternative qui se justifie dans le monde des archives. Les solutions pour la mise en place sont multiples. Les organismes peuvent développer un logiciel spécifique, employer un logiciel libre ou propriétaire, ou bien mettre en ligne leurs données chez un prestataire de service.

Les fonctionnalités de deux plateformes de diffusion, DSpace et Omeka, sont testées et comparées. Après description, les fonctionnalités informatiques, d’administration, de consultation et avancées de chacun de ces logiciels sont évaluées (0, +, ++, +++). Les points communs et les différences sont soulignés avant de conclure par quelques conseils pour un emploi judicieux de l’un ou l’autre de ces deux logiciels.

A propos de DSpace

Initialement développé en 2002 par le MIT et les laboratoires HP à Cambridge, DSpace est une plateforme de diffusion des documents numériques développée pour les universités, les bibliothèques, les éditeurs ou les archives de grande taille qui souhaitent préserver sur le long terme et diffuser en accès libre des documents d’intérêt historique ou patrimonial. Les développements sont assurés depuis 2009 par Duraspace, une société américaine à but non lucratif résultant de la fusion de deux organismes, la DSpace Foundation et Fedora Commons. Une communauté internationale d’utilisateurs et d’informaticiens contribue à l’évolution du logiciel.

Le logiciel est fréquemment utilisé en tant que plateforme pour l’archivage des documents des universités. Il permet le stockage des articles de recherche, des thèses, des livres, des rapports, et aussi des photos, des enregistrements sonores ou des vidéos. Il peut servir également de plateforme pour l’édition de revues libres ou bien pour l’archivage de données de la recherche. DSpace est un logiciel Java, basé sur les SGBD PostGreSQL ou Oracle au choix. Deux types d’interfaces web sont disponibles : l’interface JSPUI utilisant JSP et l’API de Servlet Java et l’interface XMLUI basée sur Apache Cocoon et sur les standards XML et XSLT. L’utilisateur devra choisir sachant que les développements les plus récents portent sur l’interface la plus complexe XMLUI.

DSpace permet la création de collections et de sous-collections de documents, la gestion de communautés et de sous-communautés d’utilisateurs auxquelles des droits de consultation spéciaux peuvent être donnés. Différents workflows de publication sont possibles. Des processus de dépôt peuvent être définis pour chaque collection et des tâches assignées par des alertes mail. La plateforme permet l’auto-archivage des documents. Les métadonnées sont exposées au format OAI-PMH.

DSpace : http://www.dspace.org/
Documentation officielle : https://github.com/DSpace/DSpace/raw/dspace-1_8_x/dspace/docs/DSpace-Manual.pdf
https://wiki.duraspace.org/display/DSDOC18/DSpace+1.8+Documentation
Fiche Plume :https://www.projet-plume.org/fiche/dspace
Tutoriel installation :http://linuxhalwa.blogspot.fr/2013/06/installing-dspace-3x-on-ubuntu-1204.html

A propos d’Omeka

Omeka est un logiciel flexible et open source, conçu pour la publication sur le web de collections de documents numériques provenant de bibliothèques, de musées ou d’archives. Le logiciel est développé depuis 2006 en PHP/MySql par le “Roy Rosenzweig Center for History and New Media”. Il permet la gestion de corpus de petite taille (50 à 50000 documents) et offre toutes les fonctionnalités standards d’un gestionnaire de documents spécialisé : parcours de l’ensemble des items, filtrage par mot-clé, par collection, accès aux fichiers, diffusion OAI-PMH des métadonnées. Une recherche simple et avancée complètent les possibilités de navigation. Une quarantaine d’extensions complètent les fonctionnalités de base, facilitant notamment la création d’expositions virtuelles.

L’administration du site permet la gestion de collections, la création d’items (unité documentaire), l’ajout d’un ou de plusieurs fichiers pour chaque item. Le type des items peut être précisé : texte, image, son, vidéo, cours, histoire orale, email, site web, lien hypertexte, évènement ou personne, de même que l’accès – public ou privé, et la visibilité – normal ou mis en valeur sur la page d’accueil. Des métadonnées au format Dublin Core sont associées à chaque item et à chaque fichier. Les fichiers peuvent être du type texte (TXT, DOC, PDF, XML, JPG, TIFF), image (GIF, JPEG, PNG, TIFF), son (AIFF, MIDI, MP3, OGG, QT, RA, WAV) ou vidéo (AVI, MPEG, MP4, QT, SWF, WMV).

Omeka : http://omeka.org/
Documentation officielle : http://omeka.org/codex/Documentation
Fiche Plume : https://www.projet-plume.org/fiche/omeka
La plateforme d’archivage numérique Omeka sur ce blog : https://archivengines.wordpress.com/2012/05/10/plateforme-archivage-numerique-omeka/
Bibliothèque Numérique – Université de Rennes 2 : http://bibnum.univ-rennes2.fr
Expositions d’Europeana basées sur Omeka : http://exhibitions.europeana.eu/

Liste des fonctionnalités

Les fonctionnalités détaillées de ces deux logiciels sont comparées :

1.  Fonctionnalités informatiques

Elles concernent les informaticiens en charge de l’installation, des développements, de l’infographie et de la maintenance du logiciel, mais aussi les administrateurs amenés à gérer l’archive et à transférer par ftp plutôt que par upload des fichiers qui peuvent être nombreux ou volumineux.

  • Facilité de l’installation, de la personnalisation et des développements, langage (DSpace : Java, PostgreSql, Oracle, + | Omeka : LAMP, +++)
  • Documentation, communauté des utilisateurs, listes de discussion, évolution et pérennité du logiciel, support, sociétés de service (DSpace, +++ | Omeka, ++)
  • Personnalisation du graphisme à l’aide de thèmes (DSpace, + | Omeka, +++)
  • Architecture modulaire (DSpace, ++ | Omeka, +++) : Avec Omeka, une quarantaine d’extensions permettent  l’ajout de nouvelles fonctionnalités : la construction d’expositions virtuelles est possibles avec le module Exhibition Builder; l’extension Scripto facilite la transcription collaborative des textes de l’archive. Un gestionnaire de plugin permet d’enrichir les fonctionnalités de DSpace.
  • Compatibilité avec Annuaire LDAP ou Shibboleth pour la gestion des utilisateurs (DSpace, +++ | Omeka, 0 )
  • Scalabilité, capacité du logiciel à résister à des charges importantes de documents ou de visites (DSpace, ++ | Omeka, + )
  • Archivage de lots de documents (DSpace, +++ | Omeka, ++ )
  • Export de lots de documents (DSpace, ++ | Omeka, 0 )
  • Interopérabilité (DSpace, +++ | Omeka, ++ ) – Modalités pour le transfert de contenu entre logiciels (items, fichiers et métadonnées).

2.  Fonctionnalités administratives

Les personnes en charge de la gestion courante (les administrateurs et les chercheurs) doivent avoir à leur disposition des fonctions permettant de gérer et d’enrichir les contenus de l’archive.

Paramétrage de la plateforme :

  • Nom de l’archive, organisation du site, textes d’information (DSpace, ++ | Omeka, ++)
  • Formats de fichiers acceptés pour archivage (DSpace, ++ | Omeka, ++)
  • Personnalisation du schéma des métadonnées en fonction du type de document (DSpace, ++ | Omeka, ++)

Utilisateurs et communautés d’utilisateurs :

  • Gestion des personnes (administrateurs, utilisateurs) et distribution des rôles (DSpace, +++ | Omeka, ++)
  • Regroupement des personnes en communautés en vue d’attribuer des droits de consultation sur des collections ou des sous-collections en accès réservé (DSpace, +++ | Omeka, +)

Collections et sous-collections

  • Gestion des collections (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Gestion de sous-collections (DSpace, +++ | Omeka, ++)
  • Gestion des droits associés à chaque collection (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Gestion des embargos – les documents d’une collection ne sont pas accessible avant un temps fixé faisant suite à la date de dépôt (DSpace, +++ | Omeka, 0)

Gestion du contenu

  • Gestion des items (ou contenu, ou document) (DSpace, +++ | Omeka,+++)
  • Métadonnées associées à chaque item (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Fichiers associés à chaque item (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Métadonnées associées à chaque fichier d’un item (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Métadonnées ajoutées sur dictionnaire (DSpace, 0 | Omeka, +++)
  • Ajout de lots de documents – fichiers et métadonnées (DSpace, +++ | Omeka, ++)
  • Ajout de mots clés en plus de Dublin Core (DSpace, ++ | Omeka, ++)
  • Statistiques de consultation (DSpace, +++ | Omeka, ++)
  • Gestion des droits de chaque contenu (DSpace, +++ | Omeka, +)
  • Réalisation d’une exposition virtuelle (DSpace, 0 | Omeka, +++)
  • Gestion de flux de soumission complexes, Auto-archivage (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Gestion des droits de consultation d’un item ou d’un fichier (DSpace, +++ | Omeka, 0)

Outils intégrés d’étude et d’enrichissement du contenu (par les chercheurs)

  • Extensions pour la saisie de transcriptions, transcription en TEI (Text Encoding Initiative)  (DSpace, 0 | Omeka, +)

3.  Fonctionnalités de consultation

Les utilisateurs externes consultent l’archive via une interface web qui doit leur permettre la recherche et le téléchargement de fichiers. DSpace embarque un moteur de recherche SolR de manière standard, à la différence d’Omeka :

  • Recherche simple d’un item (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Recherche avancée (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Parcourir l’archive (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Parcourir une collection ou une sous collection (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Affichage de la liste des résultats de recherche et navigation (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Visualisation des documents volumineux ou en haute résolution (carte) dans une visionneuse (DSpace, ++ | Omeka, ++)
  • Détail d’un item (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Parcourir par mots clés (DSpace, ++ | Omeka, +++)
  • Rechercher dans une collection (DSpace, +++ | Omeka, ++)
  • Recherche le texte intégral des fichiers stockés dans l’archive (pdf, doc, xml, html) (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Affichage en facette des résultats de recherche (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Consultation depuis une tablette ou un iPhone (DSpace, + | Omeka, +)
  • Visite d’une exposition virtuelle (DSpace, 0 | Omeka, +++)
  • Avis sur un document de l’archive (DSpace, + | Omeka, ++)

4.  Fonctionnalités avancées

Ce sont des fonctionnalités associées à des protocoles qui permettent les échanges de données et de métadonnées entre machines. Les services informatiques et l’administration de l’archive sont concernés.

  • Exposition des métadonnées en OAI-PMH (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Moissonneur OAI-PMH (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Flux RSS (DSpace, +++ | Omeka, +++)
  • Echange de documents entre archives selon OAI-ORE (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Exposition des métadonnées aux formats du web sémantique (RDF, RDFa, microdata) (DSpace, + | Omeka, +)
  • Internationalisation, l’interface supporte différentes langues (DSpace, +++ | Omeka, +)
  • Support du protocole COinS pour le référencement dans Zotero (DSpace, + | Omeka, +++)
  • Adaptation de l’interface aux tablettes et aux smartphones (DSpace, 0 | Omeka, ++)
  • Commentaires sur les documents (DSpace, 0 | Omeka, +++)
  • Système d’alerte par mail sur les nouveautés (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Support du protocole OpenURL de SFX (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Support du protocole Sword pour le dépôt simultané de documents dans plusieurs archives (DSpace, +++ | Omeka, 0)

Préservation des données sur le long terme

  • Vérification automatique de l’intégrité des fichiers de l’archive (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Référencement des documents à l’aide d’un système d’URL persistante tel que le système des Handles, le DOI ou le protocole PURL (DSpace, +++ | Omeka, 0)
  • Réplication et synchronisation sur un site distant (DSpace, +++ | Omeka, 0)

En conclusion

Bien que partageant de nombreuses fonctionnalités, Omeka et DSpace s’adressent à des publics différents et ne doivent sans doute pas être employés l’un pour l’autre.

DSpace convient tout à fait pour des structures de taille importante, ou bien spécialisées et gérant un grand nombre de documents d’intérêt historique ou patrimonial. Le logiciel s’adresse en priorité aux universités pour l’archivage institutionnel, aux éditeurs et aux archives traditionnelles. Ces organismes doivent gérer des communautés d’utilisateurs importantes, de grands volumes de documents répartis en collections fortement structurées dont certaines sont en accès restreint. Un nombre relativement important de personnes spécialisées rend possible le fonctionnement de l’archive qui s’avère être un élément primordial de l’organisme.

Les fonctionnalités d’Omeka sont quant à elles plus simples et relativement plus faciles à mettre en œuvre. Le logiciel convient tout à fait pour une structure disposant d’un personnel limité et souhaitant gérer, diffuser et valoriser des contenus dont le volume ne dépasse pas 50 000 documents. Le logiciel s’adresse à des laboratoires publiant dans le cadre d’études historiques ou linguistiques des corpus textuels ou oraux, ou gérant de petites bases de données, d’images par exemple. La possibilité de créer des expositions à partir des documents de l’archive s’avère dans ce cadre une possibilité intéressante.

De nombreux autres logiciels libres ou commerciaux existent qu’il s’avère difficile de tous tester de manière extensive. On pourra lire quelque rares études comparatives sur le sujet.

What DSpace could learn from Omeka : http://www.facebook.com/notes/mire/what-dspace-could-learn-from-omeka/393758568767
Solutions logicielles pour bibliothèques numériques : http://www.bibliopedia.fr/index.php/Solutions_logicielles_pour_biblioth%C3%A8ques_num%C3%A9riques
Bibliothèques numériques : logiciels et plateformes : http://www.adbs.fr/bibliotheques-numeriques-logiciels-et-plateformes-114632.htm?RH=R1_GUIDESOUTILS

Digital Repositories infoKit : http://www.jiscinfonet.ac.uk/infokits/repositories/digital-repositories-infokit.pdf

Digitization of Cultural Heritage –Standards, Institutions, Initiatives : http://www.math.bas.bg/infres/book-ADCH/ADCH-ch1.pdf

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Installation d’Omeka sous Linux (Ubuntu)

Développé pour les bibliothèques, les archives, les musées et pour les humanités numériques, Omeka est un gestionnaire de contenu libre qui permet la diffusion sur le web de tous types de fichiers (textes, images, sons, vidéos). Des métadonnées au format Dublin Core permettent la description des documents (ou items) éventuellement regroupés en collections. De nombreux modules permettent l’ajout de fonctionnalités supplémentaires. Ce tutoriel détaille les étapes d’une installation locale d’Omeka 2.0 sous Linux (Ubuntu 14.04 et 14.10), à titre de test. D’autres articles de ce blog permettent d’en savoir plus sur Omeka.

Préparation de l’installation sous Ubuntu

Étape 1 : Installation des logiciels Apache, PHP5, MySql, phpMyAdmin et Imagemagick et configuration

  1. Installation : sudo apt-get install apache2 php5 mysql-server php5-mysql phpmyadmin imagemagick
  2. Créer un lien symbolique pour phpmyadmin : sudo ln -s /usr/share/phpmyadmin /var/www/html/phpmyadmin
  3. Supprimer le fichier index.html : sudo rm /var/www/html/index.html

Étape 2 : Configurer Apache

Dans le terminal, tapez : sudo a2enmod rewrite
Puis : sudo gedit /etc/apache2/apache2.conf

Un fichier s’ouvre, ajouter à la fin du fichier :
ServerName localhost
# Enable mod_rewrite
<IfModule mod_rewrite.c>
RewriteEngine On
</IfModule>

Sauvegardez et fermez le fichier

Il faut à présenter modifier un autre fichier, tapez : sudo gedit /etc/apache2/sites-available/000-default.conf
Un fichier s’ouvre, recherchez la ligne DocumentRoot /var/www/html et ajoutez en dessous :

<Directory ”/var/www/html”>
AllowOverride All
</Directory>

Enregistrez et fermez le fichier.
Redémarrez Apache en tapant dans le terminal : sudo service apache2 restart

Étape 3 : Créer une base de données dans phpMyAdmin

  1. Sur http://localhost/phpmyadmin, sélectionnez la langue “Français-French”, entrez le login “root” et le mot de passe mysql renseigné lors de la configuration.
  2. Sélectionnez l’onglet “Bases de données”. Dans “Créer une base de donnée”, entrez le nom de la base à créer, “omeka” par exemple. Sélectionnez le format d’encodage “utf8_general_ci”, créez la base.

Installation de Omeka, partie informatique

Tout est prêt pour installer Omeka à présent :

  1. Télécharger Omeka sur la page http://omeka.org/download/
  2. Extraire le dossier téléchargé du dossier Téléchargements et renommer le omeka (sans le numéro de version). Placer dans le répertoire d’accueil, ici : /var/www/omeka
  3. On change les permissions du répertoire créé : chmod -R 777 /var/www/html/omeka
  4. Dans le dossier renommé omeka, ouvrez le fichier db.ini et modifier les 4 lignes suivantes :
    host     = « XXXXXXX »
    username = « XXXXXXX »
    password = « XXXXXXX »
    dbname   = « XXXXXXX »écrire :
    host     = « localhost »
    username = « root »
    password = « mot_de_passe »
    dbname   = « omeka »
  5. Éditer le fichier de configuration d’Omeka dans le répertoire application/config : /var/www/omeka/application/config/config.ini
    On configure la langue du logiciel : locale.name = « fr »
    La page de configuration web de Omeka est maintenant accessible en français sous : http://localhost/omeka/install/install.php
  6. En cas de problème technique, des messages d’erreurs sont générés et sont affichés dans le navigateur. Il faut pour cela modifier /application/config/config.ini et le fichier .htaccess situé à la racine du site en suivant les instructions : http://omeka.org/codex/Retrieving_error_messages

Finalisation de l’installation avec l’interface web

Une interface web permet de finaliser l’installation de votre site. Se rendre à l’URL http://localhost/omeka/install/install.php et remplir une série de formulaires. omeka-install_600
Entrer les identifiants et mots de passe qui seront ceux de l’administrateur du site web Omeka. Le chemin /usr/bin de Imagemagick est renseigné. Cliquer sur installer.
Site public et administration sont accessibles aux adresses : http://localhost/omeka http://localhost/omeka/admin
Supprimez ensuite le répertoire /install pour des raisons de sécurité. Vous pouvez modifier ou ajouter des thèmes dans /var/www/omeka/themes.
Les extensions se trouvent dans /var/www/omeka/plugins.
Entrez des documents à archiver à l’aide de l’onglet “Contenus” de l’administration.

Merci à Vincent Le Quentrec pour son aide importante lors de la mise à jour de mars 2015.

Bons tests d’Omeka ! omeka-install_547

Le site de Omeka : http://omeka.org/
Installation : http://omeka.org/codex/Installation
Install on Ubuntu : http://omeka.org/codex/Install_on_Ubuntu
Install on Fedora : http://omeka.org/codex/Install_on_Fedora
Forum Omeka > Installing and upgrading : http://omeka.org/forums/forum/installing-and-upgrading
Liste de discussion francophone Omeka FR : http://groups.google.com/group/omeka-fr
La plateforme d’archivage numérique Omeka : http://wp.me/p1XOXY-iW
Installation de Linux (Ubuntu) sous Windows à l’aide d’une machine virtuelle (VMware Player) : http://wp.me/p1XOXY-kS

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Le gestionnaire de contenu Omeka

Dernière mise à jour : 30/01/2017.

Omeka est un gestionnaire de contenu open source, conçu pour la publication sur le web de documents numériques présentant un intérêt patrimonial ou scientifique. Développé depuis 2008 par le “Roy Rosenzweig Center for History and New Media” (CHNM), ce logiciel LAMP (Linux, Apache, MySql, PHP) est  fréquemment utilisé par les bibliothèques, les archives, les musées ou les organismes de recherche pour donner l’accès à des collections de notices auxquelles sont associées des fichiers de différentes natures : texte (PDF), image (JPEG), son, etc.

L’interface de consultation permet de parcourir la liste complète des fiches encore appelées items, de parcourir et filtrer par mot-clé, par collection ou par type. Une recherche (simple ou avancée) complète les possibilités de navigation. Des extensions rendent possible l’ajout de nouvelles fonctionnalités, comme par exemple la navigation à partir d’une carte ou la création d’expositions virtuelles mettant en scène certains items et certains fichiers.

L’administration du site, intuitive et fonctionnelle rend possible la gestion collective des données. L’accès à chaque item – public ou privé – doit être spécifié; il est par défaut privé. De manière standard, les métadonnées au format Dublin Core permettent de décrire chaque notice. Chacun des 15 champs Dublin Core peut être répété autant de fois que nécessaire. La nature des items peut encore être précisée : texte, image, son, vidéo, cours, histoire orale, email, site web, lien hypertexte, événement, personne, ce qui permet l’ajout de métadonnées supplémentaires spécifiques. Ainsi, si l’on décrit par exemple une personne, la date de naissance pourra être renseignée dans un champs dédié. Il est encore possible de finement spécifier les tâches d’administration. Les inscrits peuvent se voir attribuer quatre rôles différents : super utilisateur, administrateur, chercheur, utilisateur identifié.

Des thèmes et des extensions permettent la personnalisation. D’un côté les thèmes rendent aisé le changement et la modification de l’aspect du site. De l’autre des plugins encore appelés extensions permettent l’ajout en quelques clics de nouvelles fonctionnalités. On notera parmi les plus intéressantes OAI-PMH Repository – exposition OAI-PMH des métadonnées du site, CSV Import et Dropbox – importation de métadonnées au format CSV/UTF-8 et de lot de fichiers, Geolocation – ajout d’informations de localisation des items sur un carte Google, Simple Pages – ajout de pages d’information, Simple Vocab – vocabulaire contrôlé pour certains champs, ExhibitBuilder – construction d’expositions mélangeant des textes explicatifs et des documents d’archive,  Scripto – transcription collaborative de manuscrits et documents audios, TeiDisplay – affichage de documents encodés en TEI, CollectionTree – gestion de sous-collections, Neatline – études historique incluant des cartes et des frises chronologiques, COins – référencement facilité des items dans Zotero, Reports – inventaire du contenu affiché sous forme de notices à imprimer, UniversalViewer et OpenLayersZoom – zoom sur des documents manuscrits numérisés en haute résolution, sur des cartes anciennes ou sur des documents iconographiques, Stats – statistiques de consultation des items. Les extensions officielles sont référencées sur le site Omeka, d’autres se trouvent sur github.

Omeka.net. Le CHNM met encore à disposition du public novice un service web qui permet la création en une dizaine de minutes d’un site Omeka fonctionnel. Ce service en ligne convient particulièrement à ceux qui souhaiteraient mettre en place un site sans avoir à se préoccuper des aspects informatiques tels que l’installation ou la maintenance. Le volume des données est cependant limité (500MB), de même que les extensions disponibles. Des options payantes permettent d’étendre ces possibilités.

Au niveau informatique, de nouvelles versions d’Omeka sont régulièrement publiées, plusieurs fois par an depuis 2008. Ce logiciel est disponible sous licence libre GPL, développé par un organisme à but non lucratif dépendant de l’Université George Mason (Virginie), auteur également du bien-connu gestionnaire de références bibliographiques Zotero. Basé sur le framework Zend et sur le logiciel de manipulation d’image ImageMagick, Omeka génère automatiquement des vignettes à partir des images ingérées. L’installation d’Omeka et d’ImageMagick sous Linux se fait en moins d’une heure. La langue de l’interface peut être aisément paramétrée. Certaines extensions nécessitent l’installation d’autres logiciels : Scripto – une extension spécialisée dans la transcription collaborative – nécessite MediaWiki, SolRSearch (moteur de recherche textuel) nécessite l’installation de SolR, TeiDisplay requiert le paquet php5-xsl. Des documentations et des forums en anglais apportent une aide complète. Assez actives, deux listes de discussion francophone facilitent les échanges.

Omeka n’offre cependant pas les mêmes possibilités en terme de fonctionnalités que des plateformes lourdes centralisées telles que DSpace ou Fedora par exemple. Le logiciel convient pour la valorisation et la gestion de corpus de petite taille, de quelques dizaines à plusieurs milliers d’items, nécessitant un site dédié. Parmi les différences, on note l’absence en standard d’un moteur de recherche à facettes. Des fonctionnalités nécessaire à l’archivage à long terme des fichiers numériques ou bien des protocoles permettant l’interopérabilité tels que SWORD ou OAI-ORE ne sont pas supportés. Depuis 2013, point technique très positif, une API permet l’accès aux fonctionnalités d’administration, de recherche et d’affichage des données. Il existe la possibilité pour un organisme gérant de nombreux projets d’implémenter plusieurs sites Omeka, ce qui permet de finement personnaliser le graphisme et les fonctionnalités de chaque application. Orienté web de données, le projet Omeka-S en version bêta vise à permettre une gestion simplifiée et centralisée de multiples collections d’items.

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