Le gestionnaire de contenu Omeka

Mis à jour le 29/11/2017, ce billet contient une liste relativement complète des sites Omeka francophones.

Omeka est un gestionnaire de contenu open source, conçu pour la publication sur le web de documents numériques présentant un intérêt patrimonial ou scientifique. Disponible sous licence libre GPL, le logiciel est développé depuis 2008 par un organisme à but non lucratif dépendant de l’Université George Mason (Virginie), le “Roy Rosenzweig Center for History and New Media” (RRCHNM). Ce même organisme développe également le gestionnaire de références bibliographiques Zotero et le logiciel de bureau Tropy. Omeka existe en deux versions Omeka Classic et Omeka-S. Basé sur Dublin Core essentiellement, Omeka Classic est  fréquemment utilisé par les bibliothèques, les archives, les musées ou les organismes de recherche pour donner l’accès à des collections d’items auxquelles sont associés un ou plusieurs fichiers de différentes natures : texte (PDF), image (JPEG), son, vidéo, etc. Plus complexe, Omeka-S intègre des possibilités multi-sites et propose un grand choix de schémas de métadonnées outre Dublin Core. Cet article essentiellement relatif à Omeka Classic.

L’interface publique permet de parcourir la liste complète des notices encore appelées items, de filtrer par mot-clé, par collection ou par type. Une recherche (simple ou avancée) complète les possibilités de navigation. Des extensions rendent possible l’ajout de nouvelles fonctionnalités, comme par exemple la navigation à partir d’une carte ou la création d’expositions virtuelles mettant en scène certains items et certains fichiers.

L’administration du site, intuitive et fonctionnelle rend possible la gestion collective des données. Le droit d’accès – public ou privé – est choisi; positionné par défaut sur privé. De manière standard, les métadonnées au format Dublin Core rendent possible la description de n’importe quel document incluant une page du web. Les 15 champs Dublin Core peuvent être ici répétés autant de fois que nécessaire. La nature des items est précisée : texte, image, son, vidéo, cours, histoire orale, email, site web, lien hypertexte, événement, personne. Le logiciel autorise alors l’ajout de métadonnées spécifiques de cette nature. Ainsi, un document du type personne contenant une biographie ajoute le champ non Dublin Core « date de naissance ». Il est encore possible de finement spécifier le rôle des gestionnaires. Quatre rôles sont prévus de manière standard : super utilisateur, administrateur, chercheur, utilisateur identifié.

Des thèmes et des extensions permettent la personnalisation. D’un côté les thèmes rendent aisé le changement et la modification de l’aspect du site. De l’autre des plugins encore appelés extensions en français rendent possible l’ajout en quelques clics de fonctionnalités supplémentaires. On notera parmi les plus intéressants OAI-PMH Repository – exposition OAI-PMH des métadonnées Dublin Core du site, CSV Import et Dropbox – importation de métadonnées au format CSV/UTF-8 et de lot de fichiers, Geolocation – ajout d’informations de localisation des items sur un carte Google, Simple Pages – ajout de pages d’information, Simple Vocab – vocabulaire contrôlé pour certains champs, ExhibitBuilder – construction d’expositions mélangeant des textes explicatifs et des documents d’archive,  Scripto – transcription collaborative de manuscrits et documents audios, TeiDisplay – affichage de documents encodés en TEI, CollectionTree – gestion de sous-collections, Neatline – études historique incluant des cartes et des frises chronologiques, COins – référencement facilité des items dans Zotero, Reports – inventaire du contenu affiché sous forme de notices à imprimer, UniversalViewer et OpenLayersZoom – zoom sur des documents manuscrits numérisés en haute résolution, sur des cartes anciennes ou sur des documents iconographiques, Stats – statistiques de consultation des items. Les extensions officielles sont référencées sur le site Omeka, d’autres se trouvent sur github.

Omeka.net. Le RRCHNM met encore à disposition du public occasionnel un service web qui permet la création en une dizaine de minutes d’un site Omeka fonctionnel hébergé sur Omeka.net. Cela s’avère intéressant pour ceux qui souhaiteraient mettre en place un site sans avoir à se préoccuper des aspects informatiques tels que l’installation ou la maintenance. Le volume des données est cependant limité (500MB), de même que les extensions possibles gratuitement. Des options payantes permettent d’étendre ces possibilités.

Au niveau informatique, ce logiciel LAMP (Linux, Apache, MySql, PHP) se base sur le framework Zend et sur le logiciel de manipulation d’image ImageMagick qui génère automatiquement des vignettes à partir des images ingérées. L’installation sous Linux se fait en moins d’une heure. La langue de l’interface peut être aisément paramétrée. Omeka existe en deux versions Omeka S et Omeka Classic, tous deux . Omeka S étend au-delà de Dublin Core les schéma de métadonnées. Il rend possible la gestion simultanée de plusieurs sites mais s’avère relativement complexe à gérer. Omeka Classic propose une version mono-site basée de base sur Dublin Core essentiellement. Certaines extensions d’Omeka Classic nécessitent l’installation d’autres logiciels : Scripto – une extension spécialisée dans la transcription collaborative – nécessite MediaWiki, SolRSearch (moteur de recherche textuel) nécessite l’installation de SolR, TeiDisplay requiert le paquet php5-xsl. Des documentations et des forums en anglais apportent une aide complète. Assez actives, deux listes de discussion francophone facilitent les échanges.

Omeka n’offre cependant pas les mêmes possibilités en terme de fonctionnalités que des plateformes lourdes centralisées telles que DSpace ou Fedora par exemple. Le logiciel convient pour la valorisation et la gestion de corpus de petite taille, de quelques dizaines à plusieurs milliers d’items, nécessitant un site dédié. Parmi les différences, on note l’absence en standard d’un moteur de recherche à facettes. Des fonctionnalités nécessaire à l’archivage à long terme des fichiers numériques ou bien des protocoles permettant l’interopérabilité tels que SWORD ou OAI-ORE ne sont pas supportés. Depuis 2013, point technique très positif, une API permet l’accès aux fonctionnalités d’administration, de recherche et d’affichage des données. Il existe la possibilité pour un organisme gérant de nombreux projets d’implémenter plusieurs sites Omeka, ce qui permet de finement personnaliser le graphisme et les fonctionnalités de chaque application. Orienté web de données, le projet Omeka-S en version 1.0 vise à permettre une gestion simplifiée et centralisée de plusieurs sites.

Faut-il choisir Omeka Classic ou Omeka-S ? Le choix de l’un ou l’autre de ces gestionnaires de contenu est relativement aisé. Omeka Classic est choisi lorsqu’on souhaite la simplicité et l’interopérabilité, notamment via le protocole OAI-PMH. Omeka-S est recommandé pour des personnes et des institutions qui maitrisent bien les aspects techniques fondamentaux et qui souhaitent utiliser d’autres schémas que Dublin Core. Cela va malheureusement de pair avec une perte d’interopérabilité. Plus un vocabulaire est étendu, plus il est précis, plus il est difficile de le partager. Quoiqu’il en soit, les deux logiciels sont développés et proposés en parallèle, alors que de nombreuses ressources officielles et officieuses sont mises à disposition sur le gestionnaire de code git.

Installation et documentation

Liens francophones

Le coin des développeurs

Sociétés de services et propositions institutionnelles

Quelques réalisations francophones

Sites Omeka francophones classés par zone géographique de l’éditeur :

Région parisienne
Nord
Nord-Ouest
Nord-Est
Centre
Sud-Ouest
Sud-Est
Outre-mer et international partiellement francophone

 

Avec Nakalona, Huma-Num, CNRS
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  1. #1 par FABRE le 4 mai 2017 - 9:40

    Voici un site que vous pouvez peut-être rajouter à votre liste :
    http://architoul.huma-num.fr

    Merci, Véronique Fabre (responsable du site)

    • #2 par Pierre COUCHET le 4 mai 2017 - 9:57

      Merci du signalement. Cordialement.

  2. #3 par Thierry Pasquier le 11 mai 2012 - 5:48

    Bonsoir
    pour information, un groupe google, embryonnaire mais qui ne demande qu’à se développer, rassemble des usagers francophones de Omeka
    http://groups.google.com/group/omeka-fr

  3. #4 par dbourrion le 11 mai 2012 - 10:06

    Bonjour. Un autre exemple d’usage d’Omaka, sur fonds images : le site (une réalisation Bu Angers) dédié au travail du photographe Claude Dityvon >> http://www.claude-dityvon.fr/

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